Street Art Festival // Flore

Omniprésente depuis les années 2000 et pilier de la Bass Music en France, la DJ et productrice Flore occupe une place centrale dans le panorama français et international des musiques électroniques grâce à des prestations fortement remarquées aux Nuits Sonores,  la Fabric de Londres, ou encore au Festival Electron de Genève pour n’en citer que quelques noms…

En découleront la création de son label, POLAAR (quite au succès des soirées lancées un an plus tot), et la sortie de 2 maxis, plébiscités par la presse, playlistés entre autres par Mary Anne Hobbs ou Laurent Garnier.

Salué tant par la presse internationale que par ses pairs, son projet RAW marque un virage décisif dans sa carrière de productrice et lui permet de collaborer avec des artistes et labels étrangers tels que les prestigieux Man Recordings & Mad Decent, le label de Diplo.

Depuis juin 2016, Flore devient Ableton Certified Trainer, la première femme en France a obtenir ce titre.

Flore est une habituée du Graffiti, de nombreux artistes gravitent dans son univers, tels que Brusk et Gris1 des DMV qui sont présents dans son clip « Cars »…

Invitée par Serty31 et moi même, elle joue le jeu de mon petit questionnaire.

Parle moi de ton travail ?

J’ai plusieurs casquettes: je suis dj et compositrice de musique électroniques depuis bientôt 20 ans. Mon spectre est large, mais j’aime particulièrement les musiques hybrides, piochant assez librement partout, du hip hop à la musique africaine, et passant par des sonorités plus industrielles ou expérimentales. Mais malgré tout, c’est le groove qui m’importe, je dirais même que c’est une obsession. Ensuite, je co-manage un label discographique du nom de POLAAR ainsi que les soirées du même nom. Nous organisons régulièrement des soirées à Paris, Lyon et Clermont Ferrand ou nous avons eu le plaisir d’inviter des artistes tels que Mumdance, Clap!Clap! ou Scratcha DVA par exemple. Enfin, je suis également prof de temps en temps, j’enseigne le logiciel Ableton Live, logiciel dont j’ai obtenu la certification il y a un an.

Inspirations ?

Très larges je dirais. J’ai grandi sur Pink Floyd, Led Zeppelin, Public Enemy ou Prince. Entre temps je suis passée par des phases d’adoration de labels ou d’artistes tels que Metalheadz, Goldie, Bjork, Buraka Som Sistema, Houndstooth, Tessela, Suicide, la musique malienne…. bref, je n’aurais jamais assez de toute ma vie pour tout découvrir! Je suis également une grande amoureuse de Bacon, Rothko, Moebius, Druillet… Et je nourri une grande fascination pour les plantes aussi 🙂

Ta vision de la rue ?

Je suis une amoureuse de la ville, à tel point que généralement lorsque je pars en vacances, c’est généralement dans une grande ville. J’adore m’assoir sur un banc et voir ce qu’il s’y passe. Je suis assez fascinée par la vie en générale, les gens, les animaux, les plantes… tout ça c’est de la création, ça donne beaucoup d’inspiration.

 

Quelle a été ta motivation à commencer la musique ?

Je pense que mes plus grandes émotions je les ai vécu en découvrant certains morceaux. Et je pense que je passe ma vie, en tant que productrice, à essayer de retrouver ces émotions là.

Que doit transmettre un morceau pour toi ?

Grande question… mais je pense que le fil conducteur de ma vie en tant que compositrice c’est la rage d’en découdre. J’aime les musiques qui évoque chez moi la révolte, la colère ou – parfois mais c’est rare – la mélancolie.

En tant que DJ par contre, j’aime faire en sorte de créer les conditions pour que les gens passent un chouette moment, un moment ou ils peuvent se défouler, ou ils peuvent draguer, ou ils peuvent s’amuser. Le challenge c’est essayer de les faire danser tout en leur faisant découvrir des esthétiques qu’ils ne connaissent pas.

Parle moi de l’évolution de ton style et ce que tu cherches ? 

Depuis mes débuts, je suis passée par beaucoup de styles (peut être trop d’ailleurs, j’ai perdu du monde en cours de route) mais je pense que ces dernières années, je retourne a mes premiers amours. Lorsque j’ai découvert la musique électronique, c’est par le biais de la Drum’n Bass avec Goldie, ou d’artistes comme Bjork ou Leftfield. J’ai réalisé il y a quelques temps que meme si mes morceaux différaient pas mal de ces références-ci, ma démarche allait dans ce sens, en terme de mélange, d’ambiances, de recherche… et ce de façon inconsciente. Selon moi, beaucoup d’artistes, et ce peut importe le domaine dans lequel ils évoluent, grandissent à la lumière de ce qui les a nourri à leur adolescence. Comme un cercle vicieux.

Checkez son Facebook.

 

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